vendredi, 18 décembre 2009
NATIVITE de Jésus, ACCOUCHEMENT de Marie
En ce temps de Noël et après avoir vu la représentation de Marie enceinte, il est temps de passer à son accouchement. Se confond-il avec la Nativité ?
La représentation de la Nativité apparaît très tôt puisque dès le IIIe siècle on trouve dans les catacombes de Sainte-Priscille à Rome, une Vierge Marie présentant l'Enfant-Jésus, qui regarde une étoile.
Mais l’iconographie de la Nativité s'articule vite autour de différentes conceptions de l'enfantement du Christ.
L'ensemble des nativités occidentales, jusqu'au XVIe siècle, dérive du modèle syrien. Dans cette version, la Nativité est un véritable accouchement et la Vierge est toujours couchée, l'enfant est étendu sur la crèche entre les deux animaux, une étoile brille au-dessus de lui, ou un ange annonce la naissance à des bergers, saint Joseph, présenté souvent en simple figurant, est assis, la scène se passe dans une grotte ou une étable construite dans une grotte. 
Voici une nativité d’un parchemin ottonien de 1025, sur lequel on trouve ces éléments.
D’où vient la tradition du bœuf et de l’âne ? celle de la grotte ? De l’évangile apocryphe (c'est-à-dire non reconnu par les canons de l’Eglise, car trop tardif) du Pseudo-Matthieu, chapitre 14 : “Or, deux jours après la naissance du Seigneur, Marie quitta la grotte, entra dans une étable et déposa l’enfant dans une crèche, et le bœuf et l’âne, fléchissant les genoux, adorèrent celui-ci. Alors furent accomplies les paroles du prophète Isaïe disant : ““Le bœuf a connu son propriétaire, et l’âne, la crèche de son maître””. Ce texte est le premier à harmoniser l’évangile canonique de Luc qui parle de l’étable avec la tradition de la grotte.
Un autre récit fait aussi son apparition dans cette représentation, celui des deux sages-femmes. Leur présence est naturelle dans une scène d’accouchement, elles doivent laver le nouveau né pendant que Marie se repose. Mais selon le Protévangile de Jacques ch. 18 à 20, écrit toujours apocryphe, elles doivent attester de la virginité de Marie, et si la première ne connaît aucune hésitation, la seconde, Salomé, incrédule, demande à constater. Sa main se desséchant, il lui suffit pour guérir de toucher l’enfant, ou simplement ses langes.
Nativité de Duccio di Buoninsegna 1308 
On voit par là que cette représentation de la Nativité sous la forme d’un accouchement, cherche le réalisme mais n’exclut pas le merveilleux.
Du milieu du XIIIe à la fin du XIVe, sous l'influence de l'iconographie italienne, pénètrent peu à peu des attitudes de tendresse. Marie s’occupe de son enfant, Joseph ne reste plus passif, les différents personnages deviennent les acteurs d’une même scène alors qu’avant l’Enfant pouvait être représenté plusieurs fois comme dans une BD.
Ainsi cette Nativité du Maître de Salzbourg datée de 1400 est elle très différente de celle du baptistère de Pise, grande œuvre de Nicolas Pisano de 1260.

A la fin du moyen Age, cette Nativité comme accouchement va évoluer vers un autre modèle. En Italie, on voit apparaître au milieu du XIVe, la Vierge à genoux. Puis le thème de l'adoration se substitue au thème de l'accouchement.
La Vierge alors qui visiblement n'a pas souffert, est agenouillée, les mains jointes devant l'Enfant nu et lumineux, couché sur une botte de paille ou sur un pan de manteau. . Quant aux sages femmes elles ont naturellement disparues. Cette idée d'un enfantement sans souffrance existait déjà dans l’antiquité sur quelques sarcophages et ivoires mais il était très rare. L’adoration devient le seul thème à partir de la Renaissance.


Ce n’est que lorsque les normes iconographiques s’estompent au XIXème et surtout au XXème s. que la représentation de la Vierge accouchée réapparaît mais souvent il ne s’agit plus de peinture religieuse.
A gauche Nativité de Hippolyte Flandrin 1856 à droite clle de Paul Gauguin Te Tamari No Atua 1896
JOYEUX NOEL
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dimanche, 19 juillet 2009
VIERGES ENCEINTES suite
J'ai publié une note sur la représentation de la Vierge Marie enceinte de Jésus en décembre 2006. Un historien québécois de Champlain, René BEAUDOIN, a récemment ajouté un long commentaire à ce que j'avais écrit, je l'en remercie vivement et je publie donc la liste des vierges enceintes qu'il a établie avec l'image correspondante si elle est disponible (voir l'album)
Auparavant je voudrais préciser l'histoire de cette représentation, à partir d'un article de Marie-France Morel, Paris CNRS, Embryons glorieux et embryons immatures : iconographies contrastées des grossesses sacrées et du limbe des enfants (XIIIe-XVIe siècles)
L'originalité du christianisme tient en grande partie dans l'Incarnation, Dieu qui se fait Homme en naissant d'une femme, en étant "le fruit de ses entrailles".
D'où la volonté médiévale de représenter conception, grossesse et nouveau né.
C'est à travers la scène de la Visitation, la rencontre de Marie et d'Elisabeth, toutes deux enceintes, que la grossesse de Marie est le plus souvent représentée. Pour signifier la grossesse des deux femmes, les artistes ont recours à plusieurs procédés : le simple gonflement des robes ; parfois Marie et Élisabeth se tâtent le ventre ou les seins ; ou bien on montre en transparence les deux "embryons". Ces représentations de la Visitation avec les deux embryons visibles ont été très populaires à la fin du Moyen Age, avant d'être censurées par les théologiens.
fresque de Pélendri, Chypre, Eglise Sainte-Croix (XIVe siècle) http://www.unifr.ch/scant/news/activites/colloque_embryon_prog.htm
Outre les représentations des grossesses dans la Visitation, l'art chrétien a beaucoup représenté la Vierge enceinte, seule, comme objet de dévotion pour les fidèles. 
L'Orient byzantin et russe ne représente pas la Vierge enceinte, mais parfois elle porte l'Enfant devant sa poitrine à la fois embryon et nouveau né. Ainsi cette Vierve de Novgorod du 12ème s http://notredamedesneiges.over-blog.com/article-14078014.html
En Occident, le plus souvent, la grossesse est seulement suggérée par le ventre rond ou le gonflement de la robe, mais il faut faire mention des sculptures dites Vierges de l'Espérance. La sculpture la plus célèbre est celle de la petite église jurassienne de Chissey-sur-Loue qui date des environs de 1550. Mais on en trouve de nombreuses répliques dans toute la France, aussi bien dans la France du nord.
En 1545-1563, le concile de Trente a réitéré les condamnations antérieures au nom de la théologie, mais aussi au nom de la décence, ce qui est la marque d'une nouvelle sensibilité. Il devient désormais "indécent" de représenter des conceptions, des grossesses et même des naissances sacrées. Les représentations de Vierges enceintes avec embryons ont disparu au cours du XVIIe siècle au fur et à mesure que progressait la Contre Réforme.
Restent cependant des Vierges enceintes reconnaissables par leurs ventres qu'elles montrent avec plus ou moins d'ostentiation. Les créations plus récentes sont à mettre en relation avec la nouvelle fierté des femmes enceintes, plus qu'à une théologie de l'incarnation.
Voici les lieux donnés par René Beaudoin.
À l’église Saint-Julien et Sainte-Basilisse (1861) de Cucugnan (Aude), la chapelle sud abrite une statue de la Vierge enceinte du XVIIe siècle. Une exposition sur «Les Vierges enceintes en France» est présentée à l'intérieur de cette église. Cette exposition présente la dizaine de «Vierges Enceintes» trouvées en France :
Cathédrale de Reims (Marne) cf. ci-dessous
Brioude (Haute-Loire)
Plomeur (Finistère) voir album
Laroque-des-Albères,
Prades et Perpignan (Pyrénées-Orientales)
Chissey-sur-Loué (Jura)
Oulchy-le-Château (Aisne)
Arcachon (Gironde) voir album
Belpech et Cucugnan (Aude) voir album
René Beaudoin rajoute qu'il en a trouvé d'autres en France :
1) Musée d'art sacré de Le Val (Provence), situé dans la Chapelle de Notre-Dame-de-l'Annonciade , dite Chapelle des pénitents; voir album voir album
2) Église Notre-Dame-de-Grâce à Eyguières (Provence) voir album
3) Abbaye des Allois, à Geneytouse (Haute-Vienne), dont il ne reste que la statue de la Vierge enceinte du XVIIIe siècle voir album
4) Il y a une statue d'une femme enceinte, décapitée à la Révolution, à la chapelle Sainte-Élisabeth à Grignoncourt (Vosges). Les responsables croient qu'il pourrait s'agir de Marie, à moins que ce ne soit Élisabeth. voir album
5) L'Escarène (Alpes-Maritimes), une belle Vierge enceinte et assise. voir album
et ailleurs dans le monde :
1) À Cuba, dans l'église de Santa-Maria de Cayo voir album
2) Au Québec, Jacques Bourgault en a sculpté une pour l'église de Saint-Jean-Port-Joli (Chaudière-Appalaches) voir album
3) Au Québec, dans l'église de Matane (Bas-Saint-Laurent) voir album
4) Au Portugal, dans la chapelle du château de Montemort O veihlo au sud de Porto voir album
mais aussi à Evora (NdR) voir album
5) En Argentine, dans une église de Salta , voir album
et semble-t-il au Brésil à Rio de Janeiro NdR voir album
René BEAUDOIN vient de publier un article dans Wikipedia, complet et mis à jour
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vierges_enceintes
Toutes ces Vierges sont en attente de la naissance de Jésus, sauf celle de Reims qui est en majesté, couronnée par Jésus. On peut discuter du fait que cette Femme soit enceinte, mais si c'est les cas, cela correspond au texte de l'Apocalypse 12, 1-2 "Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! le soleil l'enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ; elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l'enfantement" Il s'agit donc d'une toute autre représentation.


Fin ou à suivre ?
17:07 Publié dans art | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vierge, marie, enceinte, statue
lundi, 11 mai 2009
NOEL DE HAINE

En visite à l’Historial de la Grande Guerre de Péronne http://www.historial.org/ un formidable musée par ses collections et par sa pédagogie, j’ai découvert une surprenante Adoration des Rois Mages.
« Historial de la Grande Guerre – Péronne (Somme) »

La mise en scène semble au premier abord assez classique. Une crèche de bois avec sa mangeoire, le bœuf et l’âne, Joseph debout, Marie habillée de bleu, est assise et tient l’Enfant Jésus sur ses genoux, les 3 rois, le plus âgé étant à genoux devant l’Enfant, les cadeaux au sol, les anges au ciel, les moutons sur terre… mais il y a détournement de cette mise en scène classique. Joseph voyant l’empereur Guillaume apprête l’âne pour fuir en Egypte, alors que c’est Hérode qui le fait normalement fuir. L’enfant apeuré par les rois, se tord de douleur, et Marie détourne le regard, l’encens sort d’un brûle parfum en forme d’obus… L’opposition entre le bien et le mal coupe la scène en deux parties, gauche et droite comme sur les tympans romans du jugement dernier. L’aigle allemand posé sur le toit menace l’enfant mais l’alerte est donnée par le chien qui hurle et l’araignée qui descend au dessus de Guillaume protège l’Enfant (rappel de la légende de celle qui a fermé la grotte contre les hommes qui poursuivaient la sainte famille lors de la fuite en Egypte).

A droite tout est ténèbre, feu et sang, un squelette et un monstre à tête de loup sanguinaire, tiennent la cape de Guillaume, des dragons et des bêtes infernales s’agitent, tandis que les soldats contemplent une ville qui brûle et que les contemporains reconnaissent comme Reims et sa cathédrale.
A gauche tout est bleu, lumière et musique. Tandis que le soleil se lève entre les montagnes, l’étoile des mages brille entourée d’angelots, d’autres anges musiciens chantent la gloire de Dieu.

Des hommes se relèvent comme les morts qui ressuscitent et se tourne vers cette lumière.
Et Jeanne veille, elle est la bergère protégeant son troupeau mais elle est aussi un nouveau saint Michel avec ses ailes et sa grande épée, prête à défendre l’Enfant contre le dragon.
La bordure reprend l’opposition gauche-droite et y rajoute une opposition haut –bas, le IHS du haut (monogramme de Jésus en latin ou sigle de Jésus Sauveur des Hommes) s’opposant au « Gott mit uns » et aux trois blasons impériaux du bas. Et dernier clin d’œil, le peintre signe du bon côté, en bas à gauche.


J’ignore si cette œuvre a été une commande ou une création individuelle, et si elle a été diffusée, mais elle entre bien dans le mouvement de diabolisation de l’ennemi qui a été si fort pendant la grande guerre. On retrouve ici, d’une part la concentration de la haine sur le Prussien Guillaume II, incarnation de tout le mal allemand, et d’autre part la sacralisation du conflit par la mobilisation du sentiment et de la culture religieuse. De nombreux illustrateurs ont représenté l’empereur allemand face au Christ dans des scènes souvent reproduites dans la presse illustrée et en cartes postales. Si vous en connaissez n’hésitez pas à me contacter.
Un grand merci à Marie-Pascale Prévost-Bault, Conservateur en chef de l'Historial, pour son aide et ses conseils
19:07 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rois mages, grande guerre, noel
vendredi, 06 mars 2009
ZURBARAN A GRENOBLE
Je suis passé récemment à Grenoble et suis allé au Musée. Je crois que Grenoble est la première ville de province à avoir construit un grand musée moderne pour abriter ses collections, c'était en 1994. Le bâtiment est très fonctionnel et les collections superbes.

Je savais que le musée possédait quatre tableaux de l'Enfance du Christ de Zurbarán: l'Annonciation, l'Adoration des mages, l'Adoration des bergers, et la Circoncision. Peints entre 1637 et 1639 pour la Chartreuse de Jerez de la Frontera (Andalousie) ils forment aujourd'hui un des ensembles les plus remarquables de peinture espagnole en France. C'est une donation du général de Beylié, qui les avait achetés en 1901.
Francisco de Zurbarán est né en 1598, il est de la même génération que Velasquez et Cano. Peintre sévillan il devient vite célèbre pour ses peintures religieuses. Porté d'abord vers une peinture sombre aux contrastes violents, il évolue vers plus de couleur après son voyage à Madrid de 1634, où il rencontre Velasquez mais aussi Guido Reni.
Peintre du Roi en pleine gloire , Zurbarán peint onze tableaux pour le retable du maître autel de la Cartuja Nuestra Señora de la Defensión de Jerez de la Frontera. Commandés en 1636, ils sont achevés en 1639-1640, et parmi eux l'on trouve les quatre oeuvres de Grenoble. (Voir l'album ci contre Toutes les images proviennent de la base Joconde)

Je trouve ces oeuvres d'une richesse exceptionnelle car on peut trouver en dehors du sujet qui est traité de façon assez traditionnelle des portraits, des natures mortes, des étoffes, des architectures... Je trouve cependant que si l'Annonciation, est vraiment traditionnelle, (mais quelle douceur mais aussi quelle distance dans le visage de Marie, fière espagnole, acceptant la Parole divine), la Circoncision est traitée comme telle, sans mélange avec la Présentation au Temple et que Marie en est absente comme il convient à ce rite masculin.

C'est l'Adoration des Mages que je préfère, les manteaux sont à la fois des masses colorées et des volumes géométriques qui structurent l'espace. Quant à l'échange entre le vieux mage et l'enfant Jésus, rien n'est plus beau ni profond.

20:01 Publié dans art | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : zurbaran, nativité, mages, circoncision, annonciation
mercredi, 19 novembre 2008
LE CHRIST DE NOLDE
Je viens de voir l’exposition Emil NOLDE (1867 – 1956) au Grand Palais de Paris.
C’est une belle rétrospective d’un grand peintre trop peu connu. Je vous donne à voir des reproductions de son œuvre religieuse qui est importante.
Vivant sur la frontière dano-allemande Nolde était chrétien luthérien, il a connu une expérience mystique en 1909 et a peint « dans un état de transe » une importante série d'oeuvres religieuses : Le Christ aux outrages, la Pentecôt, La Cène ci-dessous
Mais sa plus grande œuvre est le triptyque La Vie du Christ en 1911, immense huile sur toile de plus de 2 mètres sur près de 6 mètres. (Neukirchen, Allemagne, © Nolde Stiftung-Seebüll)
Nolde a conçu cet immense tableau sur le modèle des retables à volets du Moyen Âge, mais les dimensions empêchent de fermer les volets et le verso n’est pas peint. D’ailleurs Nolde ne voulait pas utiliser le mot de retable, il voulait que ce soit une oeuvre non pas destinée à un bâtiment religieux mais simplement au service de l’art.
Le détail des différentes scènes est dans l'album
Les réactions du public et des autorités religieuses de l’époque furent d’ailleurs négatives, il faut dire que la tradition luthérienne ne laisse pas beaucoup de place aux représentations religieuses picturales et que le peintre se soucie d’une peinture personnelle, subjective : « J’avais besoin d’être libre artistiquement, de ne pas avoir Dieu devant moi comme un souverain assyrien aussi dur que l’acier, mais d’avoir Dieu en moi, chaud et sacré comme l’amour du Christ » écrivait-il en 1909.
Ci dessus La femme adultère.
Cela n’empêche pas Nolde de chercher un certain réalisme, il souhaite représenter les personnages bibliques le plus fidèlement possible par rapport à son idée de la vie en Palestine à l’époque de Jésus. S’il semble abandonner toutes les conventions stylistiques et chercher une expression forte et populaire, cela ne l’empêche pas d’être marqué par la peinture du passé. Son retable s’inspire de celui d’Isenheim par Mathias Grünewald (1475-1528) qu’il ne connaissait que par la gravure et qu’il ne découvrira à Colmar qu’en 1927.
L' œuvre d'Emil Nolde n’est pas facile à évaluer car elle a servi aux nazis comme modèle de l’art dégénéré, d’où sa réhabilitation en 1945.
Je trouve qu’elle a comme expression religieuse une puissance que l’on trouve rarement dans les œuvres du premier XXème siècle. Par contre du point de vue iconographique, elle est assez traditionnelle, notamment pour Les femmes au tombeau, Le doute de Thomas... par contre pour la Nativité la mise en scène est très nouvelle et particulièrement expressive.
18:58 Publié dans art | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nolde, christ, art moderne












